Plus vite et plus fort qu'un long discours, l'image parle. Mais faut-il la croire ? De l'icône byzantine aux bouddhas de Bamian, de Platon à Diderot, de Lascaux au vidéogramme, l'image peinte, gravée ou projetée entretient avec les religions et les cultures humaines une relation changeante, allant de l'adoration à l'abomination. D'où vient cet étrange pouvoir de l'image de ne pas nous laisser indifférents quel que soit son message ?
La sémiologie enseigne que l'image est un signe complexe, fondé sur la ressemblance, mais aussi le symbole et la trace. Vue de trop près, elle peut engendrer la confusion. Mise à distance, elle est une source irremplaçable d'information sur le monde et un support efficace du savoir. Aussi, on peut s'étonner qu'elle ne trouve parfois, dans les savoirs constitués, qu'une place secondaire d'adjuvant illustratif. Mais ce serait oublier qu'entre l'image et l'écriture, une longue histoire de rivalité existe, qui aujourd'hui ne fait que grandir. De la photographie au cinéma, puis à l'écran vidéo, l'image connaît de nos jours une diffusion jamais égalée : bon marché, séduisante, parfois intrusive, elle est soupçonnée de bien des maux. L'image serait-elle devenue insignifiante à force de banalité ? Ou, au contraire, serait-elle trop envahissante et à ce titre dangereuse ? Serait-elle trop facile ou trop pauvre ? Mettrait-elle en danger l'idée même de culture ? Serait-elle forcément menteuse ? Et au profit de qui ? Telles sont les interrogations auxquelles des spécialistes de l'image sont, dans ce numéro, invités à répondre.
Plus vite et plus fort qu'un long discours, l'image parle. Mais faut-il la croire ? De l'icône byzantine aux bouddhas de Bamian, de Platon à Diderot, de Lascaux au vidéogramme, l'image peinte, gravée ou projetée entretient avec les religions et les cultures humaines une relation changeante, allant de l'adoration à l'abomination. D'où vient cet étrange pouvoir de l'image de ne pas nous laisser indifférents quel que soit son message ?
La sémiologie enseigne que l'image est un signe complexe, fondé sur la ressemblance, mais aussi le symbole et la trace. Vue de trop près, elle peut engendrer la confusion. Mise à distance, elle est une source irremplaçable d'information sur le monde et un support efficace du savoir. Aussi, on peut s'étonner qu'elle ne trouve parfois, dans les savoirs constitués, qu'une place secondaire d'adjuvant illustratif. Mais ce serait oublier qu'entre l'image et l'écriture, une longue histoire de rivalité existe, qui aujourd'hui ne fait que grandir. De la photographie au cinéma, puis à l'écran vidéo, l'image connaît de nos jours une diffusion jamais égalée : bon marché, séduisante, parfois intrusive, elle est soupçonnée de bien des maux. L'image serait-elle devenue insignifiante à force de banalité ? Ou, au contraire, serait-elle trop envahissante et à ce titre dangereuse ? Serait-elle trop facile ou trop pauvre ? Mettrait-elle en danger l'idée même de culture ? Serait-elle forcément menteuse ? Et au profit de qui ? Telles sont les interrogations auxquelles des spécialistes de l'image sont, dans ce numéro, invités à répondre.
Voici un autodialogue qui m'a sembler intéressant je vous le poste en entier .
Autodialogue à propos de New Babylon
- Tu as toujours affirmé que New Babylon ne pourra jamais être réalisée dans la société actuelle et que, dans les conditions sociales existantes, ton projet de toute façon ne fonctionnerait pas. Il s'agit donc d'un projet utopique. Ceci dit, je dois remarquer que, depuis plus de douze ans, tu t'occupes de ce projet, comme si tu te détournais des problèmes de l'homme actuel, comme si tu les fuyais. Au lieu de se réfugier dans une culture qu'il invente de toutes pièces, l'artiste, à mon avis, se doit de chercher l'expression artistique de la culture dont il fait partie.
Cette alternative n'existe malheureusement pas. Je ne vois pas aujourd'hui de culture dont on pourrait faire partie et c'est précisément la raison pour laquelle j'ai pris le chemin de la New Babylon. On ne peut pas choisir entre la culture existante, et une culture, disons post-révolutionnaire, qui reste à inventer. Le choix réel, c'est entre l'abandon complet de toute activité créatrice et la préparation d'une culture future, désirable, bien que non encore réalisable. I1 est vrai qu'il faut croire au succès de la révolution pour choisir cette dernière position.
- Comme protestation contre la société actuelle, ce que font d'autres artistes, détournement de l'art, démonstrations des « arteurs », occupation des musées, me semble plus efficace que la création d'une image de société future, qui risque d'être idéalisée.
Le fait que personne ne se montre choqué prouve plutôt l'inefficacité de ce genre de manifestations. Ce n'est pas l'abandon de l'esprit créateur mais cet esprit lui-même qui menace la société bourgeoise. La non-participation peut être honnête, mais certainement pas efficace. Pour changer la société, avant toute chose, il faut de l'imagination.
- Ce que tu dis me semble inconséquent. Si tu récuses toute activité artistique moderne, comment peux-tu prétendre être un défenseur de la créativité? Au nom de quoi remplaces-tu l'art par New Babylon?
L'art n'est qu'une forme historique de la créativité. Cette forme est typique de ce que j'appelle la société « utilitariste », la société dans laquelle la quasi-totalité de l'humanité est forcée de produire pour subsister. Dans la société utilitariste, l'esclavage des masses laborieuses est la condition même de la liberté relative de l'individu créateur. Si l'énorme potentiel créateur des masses est un jour éveillé et mis en action, ce qu'on appelle « art » aujourd'hui perdra toute signification.
- Il est bien possible que l'avenir voie se réaliser une culture des masses. Mais comment reconnaitre aujourd'hui la forme qu'elle prendra demain? Avec New Babylon, ne risques-tu pas de dicter aux masses un comportement qu'elles doivent encore inventer?
Tu sembles penser que, une fois la culture des masses établie, le comportement sera réglé à jamais, tout comme les farces répressives du passé ou du présent ont voulu et essayé de le faire. C'est le contraire qui est vrai: la créativité des masses libérées interdira tout mode fixe de comportement. C'est dans le changement continuel du comportement que se situe la vie ludique qu'est la vie à New Babylon. Le projet n'envisage que la création des conditions matérielles pouvant assurer le libre déploiement des activités ludiques. La planification telle qu'on la connaît se révélera caduque. Il faut en étudier dès maintenant une autre, pouvant développer le décor de la liberté.
- Mais comment peut-on connaître dès maintenant ces conditions? Tes plans et tes maquettes donnent l'impression d'un monde technocrate, dont l'échelle seule éveille la peur. Mais l'homme futur n'aura-t-il pas besoin d'un environnement moins artificiel, plus lié à la nature?
La peur de la technologie est réactionnaire. La libération des masses est rendue possible par le développement technique uniquement. Sans l'automation de la production, le potentiel créatif des masses reste une illusion. Pour New Babylon, la technologie est une condition sine qua non. D'ailleurs, je pense que la nature ne pourra plus offrir le décor satisfaisant pour l'épanouissement culturel du monde à venir.
- Mais si le comportement des masses à l'avenir, et le décor artificiel qui doit le favoriser, sant tous les deux des facteurs inconnaissables, à quoi bon alors donner comme tu le fais des images, ou des illustrations de la vie newbabylonienne?
Mon projet sert surtout de provocation. Les villes, telles qu'on les connaît, ne pourront jamais devenir l'espace pour une vie ludique des masses. Pour créer cet espace dans une période post-révolutionnaire, on aura besoin d'un principe nouveau d'urbanisation basé sur la socialisation de la terre et des moyens de production. L'essentiel dans New Babylon, c'est son principe urbanistique.
- La structure de New Babylon est un réseau, tandis que les villes existantes sant centralisatrices. Est-ce que cette différence est vraiment essentielle lorsqu'it s'agit d'une vie ludique?
Grâce à l'automation des moyens de production, l'homme cesse d'être producteur. II n'est plus contraint à se fixer, sédentaire. Sa vie peut redevenir nomade comme elle t'était avant le néolithique. Indépendant de la nature, il peut créer à volonté son entourage. Le réseau newbabylonien représente le tracé de son passaqe sur la surface de la terre. Dans les plans, on peut distinguer nettement ces tracés urbanisés et le paysage naturel ou artificiel qu'ils découpent.
- Mais on ne peut quand même pas passer ainsi sa vie, en suivant ces tracés! Tout le monde éprouve le besoin de se concentrer sur une activité quelconque, de conserver les biens acquis ou fabriqués. Les nomades eux-mêmes ...
Si les hommes conservent des biens et les prennent avec eux quand ils se déplacent, c'est parce que ces biens sont difficiles à acquérir ou à remplacer. On ne transporte pas ce qu'on trouve partout en abondance. La question est donc de savoir s'il sera possible de produire en abondance les biens dont l'homme a besoin pour vivre convenablement partout ou il veut aller. Est-ce de l'utopie que d'affirmer que les conditions d'une telle abondance sont là, à condition de rationaliser la production, ce qui est possible seulement dans le cas d'une économie socialisée?
- Mon objection principale est autre: chacun éprouve de temps en temps le besoin d'être seul, de s'isoler pour faire l'amour, pour se reposer ou en cas de maladie. Etre continuellement en route est impossible, insupportable. Tu parles de la masse, mais cette masse est composée d'hommes différents les uns des autres, avec des besoins différenciés. New Babylon n'offre pas de possibilité pour la retraite individuelle.
En vérité la société actuelle nous oblige à nous isoler, nous impose la solitude par manque de communication. Or la communication est la première condition de la créativité. Actuellement l'espace social des individus est extrêmement limité, et sans rapport avec l'espace réel. A New Babylon ces deux notions d'espace se recouvrent grâce aux fluctuations de la population. Tu vois naître un problème, là ou je ne vois que la solution d'un problème. Il va de soi que la retraite temporaire de l'individu est facilement réalisable, à New Babylon comme dans tout autre système d'urbanisation.
- La plus grande partie de l'espace urbain à New Babylon est donc destinée à l'usage collectif, en tant qu'espace social. Mais quel rapport cet espace a-t-il avec une culture des masses? Ne faut-il pas craindre que tous ces contacts éphémères entre les individus freinent la créativité plutôt qu'ils ne la stimulent?
Dans la structure sociale actuelle, chaque individu se trouve en compétition permanente avec tous les autres. Une perte considérable de puissance créatrice en est la conséquence. Par contre, dans une collectivité dynamique, la composition de toutes les forces créatrices offrira à l'individu même un matériau inépuisable d'inspiration. L'acte individuel se perdra sans doute, mais ce qui en résultera est une activité infiniment plus riche et plus variée. C'est un processus qui dépasse largement les capacités de l'individu solitaire, et qui lui permettra d'atteindre un niveau plus élevé que son palier personnel.
- Mais ce phénomène ne pourrait-il pas se produire dans un environnement tout autre? Dans celui qui existe déjà, je pense par exemple à certains happenings.
C'est un mauvais exemple, parce que le happening ne fonctionne pas, précisément par manque de communication sociale. Malgré les intentions des artistes, les happenings restent des spectacles pauvres, pour des spectateurs passifs. La construction urbaine est l'expression et l'image de la structure sociale qu'on ne peut pas changer sans changer d'abord la société. Mes projets ne sont pas de simples constructions architectoniques. II s'agit de constructions de base pour une plus grande liberté, pour une plus grande flexibilité de milieux très variés, qui se composent et se décomposent continuellement. Les véritables constructeurs de New Babylon, ce seront les Newbabyloniens.
BIBLIOGRAPHICAL REFERENCE Constant, 'Autodialogue à propos de New Babylon', in Opus International Nr 27 (September 1971) 29-31, 79-80. Reprinted in New Babylon, Constant, art et utopie. Textes situationnistes (Paris 1997) 113-116. Translated in English in Constant's New Babylon. The Hyper-Architecture of Desire (Rotterdam 1998) 212-213; online on NotBored. The Dutch translation is published in Constant : New Babylon (Den Haag 1974) 71-72.
Voici un autodialogue qui m'a sembler intéressant je vous le poste en entier .
Autodialogue à propos de New Babylon
- Tu as toujours affirmé que New Babylon ne pourra jamais être réalisée dans la société actuelle et que, dans les conditions sociales existantes, ton projet de toute façon ne fonctionnerait pas. Il s'agit donc d'un projet utopique. Ceci dit, je dois remarquer que, depuis plus de douze ans, tu t'occupes de ce projet, comme si tu te détournais des problèmes de l'homme actuel, comme si tu les fuyais. Au lieu de se réfugier dans une culture qu'il invente de toutes pièces, l'artiste, à mon avis, se doit de chercher l'expression artistique de la culture dont il fait partie.
Cette alternative n'existe malheureusement pas. Je ne vois pas aujourd'hui de culture dont on pourrait faire partie et c'est précisément la raison pour laquelle j'ai pris le chemin de la New Babylon. On ne peut pas choisir entre la culture existante, et une culture, disons post-révolutionnaire, qui reste à inventer. Le choix réel, c'est entre l'abandon complet de toute activité créatrice et la préparation d'une culture future, désirable, bien que non encore réalisable. I1 est vrai qu'il faut croire au succès de la révolution pour choisir cette dernière position.
- Comme protestation contre la société actuelle, ce que font d'autres artistes, détournement de l'art, démonstrations des « arteurs », occupation des musées, me semble plus efficace que la création d'une image de société future, qui risque d'être idéalisée.
Le fait que personne ne se montre choqué prouve plutôt l'inefficacité de ce genre de manifestations. Ce n'est pas l'abandon de l'esprit créateur mais cet esprit lui-même qui menace la société bourgeoise. La non-participation peut être honnête, mais certainement pas efficace. Pour changer la société, avant toute chose, il faut de l'imagination.
- Ce que tu dis me semble inconséquent. Si tu récuses toute activité artistique moderne, comment peux-tu prétendre être un défenseur de la créativité? Au nom de quoi remplaces-tu l'art par New Babylon?
L'art n'est qu'une forme historique de la créativité. Cette forme est typique de ce que j'appelle la société « utilitariste », la société dans laquelle la quasi-totalité de l'humanité est forcée de produire pour subsister. Dans la société utilitariste, l'esclavage des masses laborieuses est la condition même de la liberté relative de l'individu créateur. Si l'énorme potentiel créateur des masses est un jour éveillé et mis en action, ce qu'on appelle « art » aujourd'hui perdra toute signification.
- Il est bien possible que l'avenir voie se réaliser une culture des masses. Mais comment reconnaitre aujourd'hui la forme qu'elle prendra demain? Avec New Babylon, ne risques-tu pas de dicter aux masses un comportement qu'elles doivent encore inventer?
Tu sembles penser que, une fois la culture des masses établie, le comportement sera réglé à jamais, tout comme les farces répressives du passé ou du présent ont voulu et essayé de le faire. C'est le contraire qui est vrai: la créativité des masses libérées interdira tout mode fixe de comportement. C'est dans le changement continuel du comportement que se situe la vie ludique qu'est la vie à New Babylon. Le projet n'envisage que la création des conditions matérielles pouvant assurer le libre déploiement des activités ludiques. La planification telle qu'on la connaît se révélera caduque. Il faut en étudier dès maintenant une autre, pouvant développer le décor de la liberté.
- Mais comment peut-on connaître dès maintenant ces conditions? Tes plans et tes maquettes donnent l'impression d'un monde technocrate, dont l'échelle seule éveille la peur. Mais l'homme futur n'aura-t-il pas besoin d'un environnement moins artificiel, plus lié à la nature?
La peur de la technologie est réactionnaire. La libération des masses est rendue possible par le développement technique uniquement. Sans l'automation de la production, le potentiel créatif des masses reste une illusion. Pour New Babylon, la technologie est une condition sine qua non. D'ailleurs, je pense que la nature ne pourra plus offrir le décor satisfaisant pour l'épanouissement culturel du monde à venir.
- Mais si le comportement des masses à l'avenir, et le décor artificiel qui doit le favoriser, sant tous les deux des facteurs inconnaissables, à quoi bon alors donner comme tu le fais des images, ou des illustrations de la vie newbabylonienne?
Mon projet sert surtout de provocation. Les villes, telles qu'on les connaît, ne pourront jamais devenir l'espace pour une vie ludique des masses. Pour créer cet espace dans une période post-révolutionnaire, on aura besoin d'un principe nouveau d'urbanisation basé sur la socialisation de la terre et des moyens de production. L'essentiel dans New Babylon, c'est son principe urbanistique.
- La structure de New Babylon est un réseau, tandis que les villes existantes sant centralisatrices. Est-ce que cette différence est vraiment essentielle lorsqu'it s'agit d'une vie ludique?
Grâce à l'automation des moyens de production, l'homme cesse d'être producteur. II n'est plus contraint à se fixer, sédentaire. Sa vie peut redevenir nomade comme elle t'était avant le néolithique. Indépendant de la nature, il peut créer à volonté son entourage. Le réseau newbabylonien représente le tracé de son passaqe sur la surface de la terre. Dans les plans, on peut distinguer nettement ces tracés urbanisés et le paysage naturel ou artificiel qu'ils découpent.
- Mais on ne peut quand même pas passer ainsi sa vie, en suivant ces tracés! Tout le monde éprouve le besoin de se concentrer sur une activité quelconque, de conserver les biens acquis ou fabriqués. Les nomades eux-mêmes ...
Si les hommes conservent des biens et les prennent avec eux quand ils se déplacent, c'est parce que ces biens sont difficiles à acquérir ou à remplacer. On ne transporte pas ce qu'on trouve partout en abondance. La question est donc de savoir s'il sera possible de produire en abondance les biens dont l'homme a besoin pour vivre convenablement partout ou il veut aller. Est-ce de l'utopie que d'affirmer que les conditions d'une telle abondance sont là, à condition de rationaliser la production, ce qui est possible seulement dans le cas d'une économie socialisée?
- Mon objection principale est autre: chacun éprouve de temps en temps le besoin d'être seul, de s'isoler pour faire l'amour, pour se reposer ou en cas de maladie. Etre continuellement en route est impossible, insupportable. Tu parles de la masse, mais cette masse est composée d'hommes différents les uns des autres, avec des besoins différenciés. New Babylon n'offre pas de possibilité pour la retraite individuelle.
En vérité la société actuelle nous oblige à nous isoler, nous impose la solitude par manque de communication. Or la communication est la première condition de la créativité. Actuellement l'espace social des individus est extrêmement limité, et sans rapport avec l'espace réel. A New Babylon ces deux notions d'espace se recouvrent grâce aux fluctuations de la population. Tu vois naître un problème, là ou je ne vois que la solution d'un problème. Il va de soi que la retraite temporaire de l'individu est facilement réalisable, à New Babylon comme dans tout autre système d'urbanisation.
- La plus grande partie de l'espace urbain à New Babylon est donc destinée à l'usage collectif, en tant qu'espace social. Mais quel rapport cet espace a-t-il avec une culture des masses? Ne faut-il pas craindre que tous ces contacts éphémères entre les individus freinent la créativité plutôt qu'ils ne la stimulent?
Dans la structure sociale actuelle, chaque individu se trouve en compétition permanente avec tous les autres. Une perte considérable de puissance créatrice en est la conséquence. Par contre, dans une collectivité dynamique, la composition de toutes les forces créatrices offrira à l'individu même un matériau inépuisable d'inspiration. L'acte individuel se perdra sans doute, mais ce qui en résultera est une activité infiniment plus riche et plus variée. C'est un processus qui dépasse largement les capacités de l'individu solitaire, et qui lui permettra d'atteindre un niveau plus élevé que son palier personnel.
- Mais ce phénomène ne pourrait-il pas se produire dans un environnement tout autre? Dans celui qui existe déjà, je pense par exemple à certains happenings.
C'est un mauvais exemple, parce que le happening ne fonctionne pas, précisément par manque de communication sociale. Malgré les intentions des artistes, les happenings restent des spectacles pauvres, pour des spectateurs passifs. La construction urbaine est l'expression et l'image de la structure sociale qu'on ne peut pas changer sans changer d'abord la société. Mes projets ne sont pas de simples constructions architectoniques. II s'agit de constructions de base pour une plus grande liberté, pour une plus grande flexibilité de milieux très variés, qui se composent et se décomposent continuellement. Les véritables constructeurs de New Babylon, ce seront les Newbabyloniens.
BIBLIOGRAPHICAL REFERENCE Constant, 'Autodialogue à propos de New Babylon', in Opus International Nr 27 (September 1971) 29-31, 79-80. Reprinted in New Babylon, Constant, art et utopie. Textes situationnistes (Paris 1997) 113-116. Translated in English in Constant's New Babylon. The Hyper-Architecture of Desire (Rotterdam 1998) 212-213; online on NotBored. The Dutch translation is published in Constant : New Babylon (Den Haag 1974) 71-72.
Réal Colas Avec les Enfants de Don quichotte et les flics...
Après les gazages et passages à tabac illégitimes le soir des élections, l'évacuation musclé des enfants de Donquichotte le 14/12/07 alors qu'il est formellement interdit par la loi que les forces de l'ordre charge un rassemblement de personnes situé le long des voies sur berges pour risque de noyade, ici les flics s'en donne a coeur joie! Décidement avec Sarkozy tout devient possible...surtout le pire! Mais tenez vous prêt, les Don quichotte ont plus d'un tour dans leurs tentes...
CENTRE DE RETENTION !!! A QUAND LES CAMPS DE CONCENTRATION ??!!!
Arrestations dans le 94 pour un fumigène : quelques précisions Le 19 janvier dernier, trois personnes sont arrêtées dans le Val-de-Marne en possession d'un fumigène « fait maison », de quelques pétards et de clous tordus. Ces personnes étant fichées aux RG, s'ensuit une garde-à-vue de 48 heures, une perquisition qui ravage un appart, la prison pour deux des interpellés, une libération sous contrôle judiciaire pour le troisième en attente d'un procès. La section anti-terroriste s'est déplacée pour la perquisition mais ne se saisit pas de l'affaire qui reste du domaine correctionnel. Une enquête est ouverte pour association de malfaiteurs, détention et transports d'engins incendiaires ou explosifs en vue de détruire des biens ou de commettre des atteintes aux personnes(...)Les arrestations du 19 janvier doivent donc être replacées dans le contexte de cette lutte contre les centre de rétention qui a rassemblé dernièrement des milliers de personnes.
La détention de fumigènes et de crève-pneus qui vaut à deux personnes d'être actuellement emprisonnées et leur utilisation sont des pratiques partagées qui font parti de ce mouvement. Il est primordial que tous les gens qui participent ou se sentent solidaires de cette lutte n'oublient pas les copains incarcérés et leur manifeste soutien et solidarité, notamment en relayant l'information, en diffusant ce texte, en en écrivant d'autres ou par d'autres moyens. Parce que nous mobiliser collectivement quand on nous attaque nous rend certainement plus fort que de se replier chacun dans son coin, ne laissons pas la répression s'abattre dans le silence et l'anonymat.
SOLIDARITE AVEC LES CAMARADES INCARCERES FERMETURE DES PRISONS ET DES CENTRES DE RETENTION
Les forces de l'ordre sont intervenues dans la nuit de dimanche à lundi, pour la seconde nuit consécutive, au centre de rétention de Vincennes (Val-de-Marne) pour faire rentrer dans leurs chambres des étrangers protestant contre leurs conditions de rétention, a-t-on appris auprès de retenus.
Le jeudi 17 janvier 2008 vers 9h du matin, 5 véhicules de police font irruption dans la "jungle", réveillent les migrants à coups de matraques et jets de gaz lacrymogène, avant de les arrêter et de brûler l’ensemble de leurs abris de fortune.
Si la police avancerait sans doute l’argument d’une opération sanitaire en réponse à l’épidémie de gale survenue la semaine précédente, il s’agit ni plus ni moins d’un prétexte pour mener une nouvelle opération de "nettoyage", après celle de rasage de la forêt menée en août 2007.
L’omniprésence de crottes suspectes sur l’ensemble des lieux de l’opération laisse à supposer la venue de chiens et leur possible état diarrhéique pourrait être le résultat d’une prise de laxatifs. Le but serait le même que le gazage des effets personnels observé à d’autres reprises, c’est à dire de rendre les lieux impropres et ainsi d’empêcher les migrants de s’y réinstaller. Il est inconcevable que ces crottes aient une provenance humaine et soient l’effet du hasard, car elles sont uniquement visibles aux lieux précis qui ont été brûlés !
Prises le lendemain des faits, ces images montrent les effets du harcèlement vécu au quotidien par les migrants de Calais et la violation des droits humains qu’ils y subissent.
Réal Colas Avec les Enfants de Don quichotte et les flics...
Après les gazages et passages à tabac illégitimes le soir des élections, l'évacuation musclé des enfants de Donquichotte le 14/12/07 alors qu'il est formellement interdit par la loi que les forces de l'ordre charge un rassemblement de personnes situé le long des voies sur berges pour risque de noyade, ici les flics s'en donne a coeur joie! Décidement avec Sarkozy tout devient possible...surtout le pire! Mais tenez vous prêt, les Don quichotte ont plus d'un tour dans leurs tentes...
CENTRE DE RETENTION !!! A QUAND LES CAMPS DE CONCENTRATION ??!!!
Arrestations dans le 94 pour un fumigène : quelques précisions Le 19 janvier dernier, trois personnes sont arrêtées dans le Val-de-Marne en possession d'un fumigène « fait maison », de quelques pétards et de clous tordus. Ces personnes étant fichées aux RG, s'ensuit une garde-à-vue de 48 heures, une perquisition qui ravage un appart, la prison pour deux des interpellés, une libération sous contrôle judiciaire pour le troisième en attente d'un procès. La section anti-terroriste s'est déplacée pour la perquisition mais ne se saisit pas de l'affaire qui reste du domaine correctionnel. Une enquête est ouverte pour association de malfaiteurs, détention et transports d'engins incendiaires ou explosifs en vue de détruire des biens ou de commettre des atteintes aux personnes(...)Les arrestations du 19 janvier doivent donc être replacées dans le contexte de cette lutte contre les centre de rétention qui a rassemblé dernièrement des milliers de personnes.
La détention de fumigènes et de crève-pneus qui vaut à deux personnes d'être actuellement emprisonnées et leur utilisation sont des pratiques partagées qui font parti de ce mouvement. Il est primordial que tous les gens qui participent ou se sentent solidaires de cette lutte n'oublient pas les copains incarcérés et leur manifeste soutien et solidarité, notamment en relayant l'information, en diffusant ce texte, en en écrivant d'autres ou par d'autres moyens. Parce que nous mobiliser collectivement quand on nous attaque nous rend certainement plus fort que de se replier chacun dans son coin, ne laissons pas la répression s'abattre dans le silence et l'anonymat.
SOLIDARITE AVEC LES CAMARADES INCARCERES FERMETURE DES PRISONS ET DES CENTRES DE RETENTION
Les forces de l'ordre sont intervenues dans la nuit de dimanche à lundi, pour la seconde nuit consécutive, au centre de rétention de Vincennes (Val-de-Marne) pour faire rentrer dans leurs chambres des étrangers protestant contre leurs conditions de rétention, a-t-on appris auprès de retenus.
Le jeudi 17 janvier 2008 vers 9h du matin, 5 véhicules de police font irruption dans la "jungle", réveillent les migrants à coups de matraques et jets de gaz lacrymogène, avant de les arrêter et de brûler l’ensemble de leurs abris de fortune.
Si la police avancerait sans doute l’argument d’une opération sanitaire en réponse à l’épidémie de gale survenue la semaine précédente, il s’agit ni plus ni moins d’un prétexte pour mener une nouvelle opération de "nettoyage", après celle de rasage de la forêt menée en août 2007.
L’omniprésence de crottes suspectes sur l’ensemble des lieux de l’opération laisse à supposer la venue de chiens et leur possible état diarrhéique pourrait être le résultat d’une prise de laxatifs. Le but serait le même que le gazage des effets personnels observé à d’autres reprises, c’est à dire de rendre les lieux impropres et ainsi d’empêcher les migrants de s’y réinstaller. Il est inconcevable que ces crottes aient une provenance humaine et soient l’effet du hasard, car elles sont uniquement visibles aux lieux précis qui ont été brûlés !
Prises le lendemain des faits, ces images montrent les effets du harcèlement vécu au quotidien par les migrants de Calais et la violation des droits humains qu’ils y subissent.
Contrôle maximum sur tout le spectre électromagnétique Information Operation Roadmap - Partie 2
Knowledge Driven Revolution.com, par Brent Jessop, le 12 novembre 2008
En 2003, alors secrétaire à la Défense, Donald Rumsfeld signait un document intitulé Information Operation Roadmap [Feuille de route des opérations sur l'information], qui esquisse, entre autres choses, la volonté du Pentagone d'assujettir entièrement le domaine des ondes électromagnétiques.
Si vous ne connaissez pas ce document, vous trouverez plus de détails dans l'article précédent (en français).
Dominer
Tiré du document Information Operation Roadmap :
Nous devons élargir le réseau et les possibilités d'attaque électromagnétique. Pour l'emporter dans la lutte centrée sur l'information, il est de plus en plus important que nos forces dominent le spectre électromagnétique avec des capacités d'attaque. Couvrir tous le volet des missions et des moyens de guerre électronique, notamment la guerre à la navigation, les offensives de riposte spatiale, le contrôle des systèmes à radio fréquence de l'adversaire, qui fournissent la localisation [GPS] et l'identification des amis et des ennemis, etc.
Fournir de futures possibilités de guerre électronique procurant un maximum de contrôle du spectre électromagnétique entier, contrecarrant, dégradant, perturbant ou détruisant l'éventail entier des systèmes de communication émergents au niveau mondial, les détecteurs et les systèmes d'armement dépendants du spectre électromagnétique.
Le document « Conseils pour planifier la défense » (Defense Planning Guidance) [directement sous la responsabilité du Ministre de la Défense pour l'acquisition, la technologie et la logistique], en coordination avec le président du Comité des chefs d'États-majors interarmes [CJCS] et les Services, développe des recommandations pour transformer et élargir les moyens de guerre électronique, ... pour détecter, localiser et attaquer toute la gamme des équipements de télécommunications émergents au niveau mondial, les détecteurs sensibles à la position et les armes d'engagement qui exploitent des techniques électromagnétiques.
Des robots furtifs au-dessus de votre maison
Développer une stratégie d'investissement d'ensemble cohérente avec l'architecture de la guerre électronique qui ... Accorder une attention particulière à :
- (U) Envisager l'attaque électronique de zones interdites au moyen de robots furtifs ... En priorité, accélérer le développement conjoint de véhicule de combat aérien sans pilote [drones] à charge utile modulaire pour la guerre électronique. - 62
Il est intéressant de voir la mention de robots furtifs tels que les véhicules aériens sans pilote (UAV), car ils patrouillent maintenant aux deux frontière des États-Unis, du Canada et du Mexique, et ils patrouilleront bientôt dans l'Arctique. Grâce au financement fourni par le Ministère de la Sécurité Intérieure [le Homeland Security], les services de police des États-Unis utilisent également des drones pour espionner les citoyens en dessous d'eux. Quelques exemples sont Sacramento en Californie et...
L'un des comtés de Caroline du Nord utilise un drone équipé d'un faible éclairage et de caméras infrarouge pour surveiller ses citoyens. Le véhicule aérien a été envoyé pour surveiller des rassemblements de motards, lors de la foire du comté de Gaston, à quelques centaines de pieds dans les airs, suffisamment près pour identifier les visages, et plusieurs autres utilisations sont prévues, comme la détection aérienne des champs de marijuana.
Le champ de bataille électronique
L'Advanced Concept Technology Demonstration, (*) devrait étudier tout un éventail de techniques, incluant un réseau de véhicules aériens sans pilote (drones) miniaturisés, des systèmes de diffusion publique, pouvant être dispersés en régions interdites, pour les satellite de rediffusion. Il doit également considérer divers systèmes de distribution de messages, jusqu'à inclure la radio et la télévision par satellite, la téléphonie cellulaire (portable) et les autres appareils sans fil, et Internet. - 65
Exploiter d'autres initiatives transformationnelles de la guerre électronique, incluant l'utilisation d'un Centre d'Analyse de l'Espace Électronique (E-Space Analysis Center) pour corréler et combiner l'ensemble des données disponibles, qui crée en temps réel une images de la bataille électronique. - 62
Comment exactement pouvons-nous créer en temps réel l'image du champ de batailles électronique ? Et où se déroule exactement la bataille ? Une déclaration analogue a été faite dans le Projet pour un Nouveau Siècle Américain [PNAC] dans le document « Reconstruire les défenses de l'Amérique, » publié en septembre 2000 (à propos de ce document, voir ici et ici).
De nouvelle catégories de détecteurs, commerciaux et militaires, sur terre, sur et sous les mers, dans les airs et dans l'espace, seront interconnectés en réseaux denses, pouvant être rapidement configurés et reconfigurés pour procurer aux futurs commandants une compréhension sans précédent du champ de bataille. - Page 59
Un article écrit par Mark Baard de Parallelnormal.com donne des précisions à ce sujet.
Philadelphie, San Francisco, Houston, et Providence dans le Rhode Island comptent parmi les villes associées à des entreprises privées et au gouvernement fédéral pour mettre en place un accès public à Internet haut débit. La ville de Providence utilise les fonds du Ministère de la Sécurité Intérieure dans la construction d'un réseau pour la police, qui sera mis à la disposition du public à une date ultérieure ...
Mais, même si les villes ne parviennent pas à terminer leurs projets Wi-Fi, l'armée sera en mesure de mettre en place des réseaux sans fil en quelques heures, peut-être même plus rapidement.
Le Ministère de la Défense, qui est au centre des exercices de guerre urbaine, réalisés conjointement avec le Ministère de la Sécurité Intérieure, les Forces canadiennes, israéliennes et d'autres forces internationales, expérimente avec les réseaux Wi-Fi afin de les installer en un rien de temps.
Selon une récente annonce du Ministère de la Défense à l'attention des entrepreneurs, les soldats seront en mesure de lâcher des robots, appelés LANdroids ... quand ils arriveront dans une ville. Les robots détaleront ensuite pour se positionner eux-mêmes, devenant les nœuds d'un réseau de communications sans fil.
Les antennes Wi-Fi réparties dans le paysage urbain serviront non seulement de relais de communication, mais aussi de transpondeurs pouvant localiser la position exacte de chaque ordinateur et téléphone cellulaire, un scénario que j'ai décrit dans le Boston Globe l'an dernier.
Autrement dit, là où le GPS perdra la localisation d'un appareil (et de son propriétaire), le Wi-Fi retrouvera la trace.
Des membres du Ministère de la Défense britannique et étasunien pensent que les antennes relayeront également les ordres pour les implants cervicaux des foules.
Conclusion
Mon prochain article analysera le souhait du Pentagone de « Combattre le Net » (en français), comme l'indique l'Information Operation Roadmap. Je me propose aussi d'analyser le recours aux opérations psychologiques ou PSYOP, et de mettre en évidence l'absence totale de limite à l'usage de ces opérations sur l'information, qu'elles soient destinées aux affaires domestiques des États-Unis ou à des publics étrangers.
L'auteur Brent Jessop est étudiant en deuxième année de maîtrise en génie biologique à l'université de Guelph en Ontario au Canada.
(*) : « L'Advanced Concept Technology Demonstration » est un programme destiné à prouver le plus rapidement possible l'intérêt militaire de technologies nouvelles, souvent issues de recherches civiles.
Contrôle maximum sur tout le spectre électromagnétique Information Operation Roadmap - Partie 2
Knowledge Driven Revolution.com, par Brent Jessop, le 12 novembre 2008
En 2003, alors secrétaire à la Défense, Donald Rumsfeld signait un document intitulé Information Operation Roadmap [Feuille de route des opérations sur l'information], qui esquisse, entre autres choses, la volonté du Pentagone d'assujettir entièrement le domaine des ondes électromagnétiques.
Si vous ne connaissez pas ce document, vous trouverez plus de détails dans l'article précédent (en français).
Dominer
Tiré du document Information Operation Roadmap :
Nous devons élargir le réseau et les possibilités d'attaque électromagnétique. Pour l'emporter dans la lutte centrée sur l'information, il est de plus en plus important que nos forces dominent le spectre électromagnétique avec des capacités d'attaque. Couvrir tous le volet des missions et des moyens de guerre électronique, notamment la guerre à la navigation, les offensives de riposte spatiale, le contrôle des systèmes à radio fréquence de l'adversaire, qui fournissent la localisation [GPS] et l'identification des amis et des ennemis, etc.
Fournir de futures possibilités de guerre électronique procurant un maximum de contrôle du spectre électromagnétique entier, contrecarrant, dégradant, perturbant ou détruisant l'éventail entier des systèmes de communication émergents au niveau mondial, les détecteurs et les systèmes d'armement dépendants du spectre électromagnétique.
Le document « Conseils pour planifier la défense » (Defense Planning Guidance) [directement sous la responsabilité du Ministre de la Défense pour l'acquisition, la technologie et la logistique], en coordination avec le président du Comité des chefs d'États-majors interarmes [CJCS] et les Services, développe des recommandations pour transformer et élargir les moyens de guerre électronique, ... pour détecter, localiser et attaquer toute la gamme des équipements de télécommunications émergents au niveau mondial, les détecteurs sensibles à la position et les armes d'engagement qui exploitent des techniques électromagnétiques.
Des robots furtifs au-dessus de votre maison
Développer une stratégie d'investissement d'ensemble cohérente avec l'architecture de la guerre électronique qui ... Accorder une attention particulière à :
- (U) Envisager l'attaque électronique de zones interdites au moyen de robots furtifs ... En priorité, accélérer le développement conjoint de véhicule de combat aérien sans pilote [drones] à charge utile modulaire pour la guerre électronique. - 62
Il est intéressant de voir la mention de robots furtifs tels que les véhicules aériens sans pilote (UAV), car ils patrouillent maintenant aux deux frontière des États-Unis, du Canada et du Mexique, et ils patrouilleront bientôt dans l'Arctique. Grâce au financement fourni par le Ministère de la Sécurité Intérieure [le Homeland Security], les services de police des États-Unis utilisent également des drones pour espionner les citoyens en dessous d'eux. Quelques exemples sont Sacramento en Californie et...
L'un des comtés de Caroline du Nord utilise un drone équipé d'un faible éclairage et de caméras infrarouge pour surveiller ses citoyens. Le véhicule aérien a été envoyé pour surveiller des rassemblements de motards, lors de la foire du comté de Gaston, à quelques centaines de pieds dans les airs, suffisamment près pour identifier les visages, et plusieurs autres utilisations sont prévues, comme la détection aérienne des champs de marijuana.
Le champ de bataille électronique
L'Advanced Concept Technology Demonstration, (*) devrait étudier tout un éventail de techniques, incluant un réseau de véhicules aériens sans pilote (drones) miniaturisés, des systèmes de diffusion publique, pouvant être dispersés en régions interdites, pour les satellite de rediffusion. Il doit également considérer divers systèmes de distribution de messages, jusqu'à inclure la radio et la télévision par satellite, la téléphonie cellulaire (portable) et les autres appareils sans fil, et Internet. - 65
Exploiter d'autres initiatives transformationnelles de la guerre électronique, incluant l'utilisation d'un Centre d'Analyse de l'Espace Électronique (E-Space Analysis Center) pour corréler et combiner l'ensemble des données disponibles, qui crée en temps réel une images de la bataille électronique. - 62
Comment exactement pouvons-nous créer en temps réel l'image du champ de batailles électronique ? Et où se déroule exactement la bataille ? Une déclaration analogue a été faite dans le Projet pour un Nouveau Siècle Américain [PNAC] dans le document « Reconstruire les défenses de l'Amérique, » publié en septembre 2000 (à propos de ce document, voir ici et ici).
De nouvelle catégories de détecteurs, commerciaux et militaires, sur terre, sur et sous les mers, dans les airs et dans l'espace, seront interconnectés en réseaux denses, pouvant être rapidement configurés et reconfigurés pour procurer aux futurs commandants une compréhension sans précédent du champ de bataille. - Page 59
Un article écrit par Mark Baard de Parallelnormal.com donne des précisions à ce sujet.
Philadelphie, San Francisco, Houston, et Providence dans le Rhode Island comptent parmi les villes associées à des entreprises privées et au gouvernement fédéral pour mettre en place un accès public à Internet haut débit. La ville de Providence utilise les fonds du Ministère de la Sécurité Intérieure dans la construction d'un réseau pour la police, qui sera mis à la disposition du public à une date ultérieure ...
Mais, même si les villes ne parviennent pas à terminer leurs projets Wi-Fi, l'armée sera en mesure de mettre en place des réseaux sans fil en quelques heures, peut-être même plus rapidement.
Le Ministère de la Défense, qui est au centre des exercices de guerre urbaine, réalisés conjointement avec le Ministère de la Sécurité Intérieure, les Forces canadiennes, israéliennes et d'autres forces internationales, expérimente avec les réseaux Wi-Fi afin de les installer en un rien de temps.
Selon une récente annonce du Ministère de la Défense à l'attention des entrepreneurs, les soldats seront en mesure de lâcher des robots, appelés LANdroids ... quand ils arriveront dans une ville. Les robots détaleront ensuite pour se positionner eux-mêmes, devenant les nœuds d'un réseau de communications sans fil.
Les antennes Wi-Fi réparties dans le paysage urbain serviront non seulement de relais de communication, mais aussi de transpondeurs pouvant localiser la position exacte de chaque ordinateur et téléphone cellulaire, un scénario que j'ai décrit dans le Boston Globe l'an dernier.
Autrement dit, là où le GPS perdra la localisation d'un appareil (et de son propriétaire), le Wi-Fi retrouvera la trace.
Des membres du Ministère de la Défense britannique et étasunien pensent que les antennes relayeront également les ordres pour les implants cervicaux des foules.
Conclusion
Mon prochain article analysera le souhait du Pentagone de « Combattre le Net » (en français), comme l'indique l'Information Operation Roadmap. Je me propose aussi d'analyser le recours aux opérations psychologiques ou PSYOP, et de mettre en évidence l'absence totale de limite à l'usage de ces opérations sur l'information, qu'elles soient destinées aux affaires domestiques des États-Unis ou à des publics étrangers.
L'auteur Brent Jessop est étudiant en deuxième année de maîtrise en génie biologique à l'université de Guelph en Ontario au Canada.
(*) : « L'Advanced Concept Technology Demonstration » est un programme destiné à prouver le plus rapidement possible l'intérêt militaire de technologies nouvelles, souvent issues de recherches civiles.
Pourquoi les O.G.M sont ils l'enjeu d'une bataille sans relâche ! Il y'a ce qui son pro-OGM et d'autre anti-OGM !!!
Et surtout entre les deux tener vos porte monnaie au chaud , une manne de 10 Milliard de dollars US !
Alors la on comprend mieux les intérêts de certain a ne pas vouloir de mesures , d'expertisent et autre tests sur les Organismes Génétiquement Modifiés , on sait jamais que ça se trouve c'est dangereux exemple ça :
En 1996, le gouvernement de Carlos Menem autorise la culture du soja transgénique, le "Roundup Ready", en Argentine. Produit par la multinationale Monsanto, ce soja a été manipulé génétiquement pour résister au Roundup, un herbicide fabriqué par... Monsanto. Dix ans plus tard, l’appât a fonctionné : profitant des cours élevés du soja sur le marché, l’Argentine en est devenu le premier exportateur mondial. La moitié de ses terres arables sont désormais consacrées à la monoculture de soja transgénique. On parle de "sojisation" du pays, entraînant de multiples conséquences, économiques, sociales et environnementales. Les petits producteurs, qui ne peuvent pas faire face à la concurrence, sont obligés de vendre leurs terres. La déforestation touche de nombreuses régions. S’ajoute un problème inattendu : l’apparition de "soja rebelle", des graines qui germent hors de la saison et qu’on ne peut anéantir qu'avec un emploi massif d'herbicides. Résultat : des taux de pollution catastrophiques qui affectent les animaux, les autres cultures, mais aussi la santé humaine. Des plaintes ont été déposées et des scientifiques courageux ont publié les premières enquêtes épidémiologiques sur les conséquences sanitaires de la "sojisation". En interrogeant les principaux acteurs du dossier, ce reportage met en lumière les conséquences, parfois dramatiques, des cultures transgéniques.
Roundup ready - Monsanto, 1996
Glyphosate
Raison de son introduction et utilisation : Faire face à la crise économique, d’où des achats massifs des paysans argentins : une « pépite d’or », pensaient-ils.
Aujourd’hui, ils sont inquiets. Le soja a tout envahi. Les sols sont détériorés. D’un point de vue économique, le bilan est positif, d’un point de vue humain, c’est une catastrophe.
Aujourd’hui, 14 millions d’hectares couvrent les cultures en Argentine, soit presque 30 % des sols cultivés.
Cela n’a pas réduit la consommation d’herbicides, c’est même tout le contraire. Les plantes, les mauvaises herbes sont devenues « tolérantes » aux herbicides, donc il faut en utiliser davantage, répandre davantage ou en créer de plus puissants : c’est un vrai « cercle vicieux », disent-ils.
Colonisations des provinces les plus fertiles d’Argentine.
Ils appellent ça : un cauchemar sanitaire.
Si la question reste ouverte... des données sont récoltées au quotidien : problèmes de vomissement, maux de tête, diarrhée, problèmes de thyroïde, de peau, de voies respiratoires et j’en passe.
Malheureusement, tous ceux qui tentent de parler de ça sont « considérés comme des fous », s’opposant au bonheur et à la prospérité de leur pays.
Pour porter plainte, ils ont besoin d’un rapport scientifique !
manioc brûlé ;
pieds de pomme de terre décimés ;
préjudices : cultures et bétail anéantis.
La police et les politiciens essaient de faire taire ces agriculteurs.
Grande extension de soja entourée de petits producteurs, qui n’ont pas le poids de lutter.
10 milliards de dollars : une manne.
Beaucoup de petits paysans ont vendu ou abandonné leur terre : à des gros producteurs, mais également à des investisseurs qui ne connaissent rien au métier : comme des fonds de pension par exemple !
Ils utilisent les médias, l’argent, puis font « des pressions ». Tout est planifié, affirment-ils.
Le brevet de la société Monsanto est tombé dans le domaine public depuis 2000. Ils n’ont plus le monopole, alors ils ont décidé de demander aujourd’hui des « royalties » sur le soja (la date du procès de Monsanto coïncide avec les faits). Le conflit avec Monsanto est fort. Ils menacent d’attaquer toutes les exploitations d’Argentine. Les cultures transgéniques menacent le pays (Monsanto, Cargill sont en cause) : « c’est un « modèle de production criminel », clament ces agriculteurs, ces scientifiques indépendants.
« Nous voulons des campagnes peuplées de paysans ».
En attendant, le soja continue sont extension : déforestation. 800 000 hectares partis en fumée. Malgré les règles mises en place décidées par le ministère et face aux enjeux qu’est « l’argent », la loi est violée en permanence, comme ces arrachages non autorisés.
Combien faut-il encore de preuves, de fait pour s’opposer aux OGM et à ses conséquences : perte de la biodiversité, des espèces. Sols altérés (ruissellements, inondations, manque de fertilité, etc.) ?
Quelle est la position de nos pouvoirs publics sur cette question ? Nous sommes en mesure de leur demander, au même titre que nous devons, individuellement, nous la poser ?
Pourquoi les O.G.M sont ils l'enjeu d'une bataille sans relâche ! Il y'a ce qui son pro-OGM et d'autre anti-OGM !!!
Et surtout entre les deux tener vos porte monnaie au chaud , une manne de 10 Milliard de dollars US !
Alors la on comprend mieux les intérêts de certain a ne pas vouloir de mesures , d'expertisent et autre tests sur les Organismes Génétiquement Modifiés , on sait jamais que ça se trouve c'est dangereux exemple ça :
En 1996, le gouvernement de Carlos Menem autorise la culture du soja transgénique, le "Roundup Ready", en Argentine. Produit par la multinationale Monsanto, ce soja a été manipulé génétiquement pour résister au Roundup, un herbicide fabriqué par... Monsanto. Dix ans plus tard, l’appât a fonctionné : profitant des cours élevés du soja sur le marché, l’Argentine en est devenu le premier exportateur mondial. La moitié de ses terres arables sont désormais consacrées à la monoculture de soja transgénique. On parle de "sojisation" du pays, entraînant de multiples conséquences, économiques, sociales et environnementales. Les petits producteurs, qui ne peuvent pas faire face à la concurrence, sont obligés de vendre leurs terres. La déforestation touche de nombreuses régions. S’ajoute un problème inattendu : l’apparition de "soja rebelle", des graines qui germent hors de la saison et qu’on ne peut anéantir qu'avec un emploi massif d'herbicides. Résultat : des taux de pollution catastrophiques qui affectent les animaux, les autres cultures, mais aussi la santé humaine. Des plaintes ont été déposées et des scientifiques courageux ont publié les premières enquêtes épidémiologiques sur les conséquences sanitaires de la "sojisation". En interrogeant les principaux acteurs du dossier, ce reportage met en lumière les conséquences, parfois dramatiques, des cultures transgéniques.
Roundup ready - Monsanto, 1996
Glyphosate
Raison de son introduction et utilisation : Faire face à la crise économique, d’où des achats massifs des paysans argentins : une « pépite d’or », pensaient-ils.
Aujourd’hui, ils sont inquiets. Le soja a tout envahi. Les sols sont détériorés. D’un point de vue économique, le bilan est positif, d’un point de vue humain, c’est une catastrophe.
Aujourd’hui, 14 millions d’hectares couvrent les cultures en Argentine, soit presque 30 % des sols cultivés.
Cela n’a pas réduit la consommation d’herbicides, c’est même tout le contraire. Les plantes, les mauvaises herbes sont devenues « tolérantes » aux herbicides, donc il faut en utiliser davantage, répandre davantage ou en créer de plus puissants : c’est un vrai « cercle vicieux », disent-ils.
Colonisations des provinces les plus fertiles d’Argentine.
Ils appellent ça : un cauchemar sanitaire.
Si la question reste ouverte... des données sont récoltées au quotidien : problèmes de vomissement, maux de tête, diarrhée, problèmes de thyroïde, de peau, de voies respiratoires et j’en passe.
Malheureusement, tous ceux qui tentent de parler de ça sont « considérés comme des fous », s’opposant au bonheur et à la prospérité de leur pays.
Pour porter plainte, ils ont besoin d’un rapport scientifique !
manioc brûlé ;
pieds de pomme de terre décimés ;
préjudices : cultures et bétail anéantis.
La police et les politiciens essaient de faire taire ces agriculteurs.
Grande extension de soja entourée de petits producteurs, qui n’ont pas le poids de lutter.
10 milliards de dollars : une manne.
Beaucoup de petits paysans ont vendu ou abandonné leur terre : à des gros producteurs, mais également à des investisseurs qui ne connaissent rien au métier : comme des fonds de pension par exemple !
Ils utilisent les médias, l’argent, puis font « des pressions ». Tout est planifié, affirment-ils.
Le brevet de la société Monsanto est tombé dans le domaine public depuis 2000. Ils n’ont plus le monopole, alors ils ont décidé de demander aujourd’hui des « royalties » sur le soja (la date du procès de Monsanto coïncide avec les faits). Le conflit avec Monsanto est fort. Ils menacent d’attaquer toutes les exploitations d’Argentine. Les cultures transgéniques menacent le pays (Monsanto, Cargill sont en cause) : « c’est un « modèle de production criminel », clament ces agriculteurs, ces scientifiques indépendants.
« Nous voulons des campagnes peuplées de paysans ».
En attendant, le soja continue sont extension : déforestation. 800 000 hectares partis en fumée. Malgré les règles mises en place décidées par le ministère et face aux enjeux qu’est « l’argent », la loi est violée en permanence, comme ces arrachages non autorisés.
Combien faut-il encore de preuves, de fait pour s’opposer aux OGM et à ses conséquences : perte de la biodiversité, des espèces. Sols altérés (ruissellements, inondations, manque de fertilité, etc.) ?
Quelle est la position de nos pouvoirs publics sur cette question ? Nous sommes en mesure de leur demander, au même titre que nous devons, individuellement, nous la poser ?